Restez chez vous ! P’tain mais faut te le dire en quelle langue ?

On 28 mars 2020 by NkL4

Ça fait un bail que je ne t’ai pas fait de blabla ! Trop longtemps mais j’en avais besoin, enfin j’avais besoin de me recentrer sur moi même… C’est pas terminé, mais aujourd’hui, il y a un truc qui me gêne !

Nous sommes fin mars 2020, l’histoire du monde, de l’ancien monde comme j’aime à le dire, est en train de prendre un virage. Il pivote !
Depuis mi février, la France vie une épidémie vite devenue une pandémie. En fait c’est depuis le retour des vacances d’hiver que tout a basculé. C’était inévitable, pas grande surprise mais si, quand même !

Un petit récapitulatif pour les prochaines générations qui auront peut-être la chance de tomber sur une archive de ce texte.

La maladie à coronavirus de 2019 ou Covid-19 (acronyme anglais signifiant coronavirus disease 2019) est une maladie infectieuse émergente causée par une souche de coronavirus appelée SARS-CoV-2.
Cette maladie est apparue en novembre 2019 à Wuhan, en Chine centrale. Wikipedia

Depuis c’est un bordel sans nom au niveau mondial ! En France, on regardait de loin, sans trop se faire de mauvais sang comme à nos habitudes. C’était loin, ça faisait peur mais c’était loin et puis ça touchait les pays d’Asie, nous on ne risquait trop rien, on s’en bat la race des gens qui meurent dans le monde de toute façon !
C’est au retour des vacances d’hiver, le ski, que tout a basculé. Enfin basculé c’est un bien grand mot. Pas chez tout le monde. Les gens qui avaient les moyens de se payer le ski sont revenus des Alpes mais aussi d’Italie. Le virus était virulent dans ce pays frontalier. On n’avait pas trop fait attention, les Alpes protègent la France, c’est bien connu. Les vacanciers sont donc revenus, avec un poids en plus dans leurs bagages… Le virus !

Depuis, c’est la crise ! Même la guerre… ! Le nombre de cas confirmés s’est envolé, nous sommes passés de quelques dizaines en métropole fin janvier, à quelques dizaines de milliers aujourd’hui, 2 mois plus tard. Les morts ne se comptent plus sur les doigts des deux mains. Plus de 1300 en France, plus de 24000 dans le monde. Une pandémie, ce n’est pas rien. Pas une grippe un peu fofolle, non ! Une pandémie, un virus qui fait et va faire beaucoup, énormément de morts dans le monde. Chaque pays touché, chaque nation, chaque gouvernement a pris ses responsabilités. Tout est fait, car plus à refaire. On pourra revenir sur ce qui aurait dû être fait, ce n’est pas le sujet de ce blabla.

En France, notre gouvernement a mis en place des mesures afin de ralentir la propagation du virus. Cette mise en place a été graduée. Interdiction des regroupements de plus de 1000 personnes, puis 100, puis 0 !
Zéro… On en est arrivé très vite à ce stade.

Le 14 mars 2020, le Premier ministre a décidé, à la suite du passage en stade 3 du plan de lutte contre l’épidémie et jusqu’à nouvel ordre, de fermer tous les lieux recevant du public qui ne sont pas indispensables à la vie du pays. Il s’agit notamment des restaurants, cafés, cinémas, discothèques. Les lieux de culte resteront ouverts, mais les rassemblements et les cérémonies devront être reportés. Il s’agit également de tous les commerces à l’exception des commerces essentiels.

Resteront notamment ouverts les magasins et marchés alimentaires, les pharmacies, les stations essence, les banques et les bureaux de tabac et de presse. Tous les services publics essentiels resteront évidemment ouverts.

L’objectif est d’éviter de se rassembler, limiter les réunions amicales et familiales. gouvernement.fr

Le message est clair, sans ambiguïté, RESTEZ CHEZ VOUS ! On s’enferme, on se protège mais surtout on protège les autres ! Et c’est ce point qui me fait reprendre du clavier pour ce blabla.

Fermeture des écoles, collèges, lycées et universités. Mise en place du télétravail avec garde d’enfants à domicile, fermeture des entreprises non vitales etc… Le monde change, mais à quel prix ? Il change, oui et non… Les gens. Les gens trouvent ça trop injuste que le Fest noz de dimanche soit annulé, que les marchés soient annulés… Trop injuste, leur vie n’a pas mérité ça. Comment on va s’occuper ? Comment on va faire si on n’a plus notre messe dominicale, notre marché du samedi avec les copains, notre sortie vélo avec le club ? Il fait grave chier le gouvernement quand même !
Bon, depuis on doit sortir avec une « autorisation d’absence » qui justifie notre « décloisonnement ». Si on ne l’a pas, BIM, c’est une amende.
Ouais, bon ça va c’est pas la mort tant qu’il y a du papier pour l’imprimer ou l’écrire à la main.

  • J’ai une heure pour me dégourdir les jambes à moins d’un kilomètre de mon domicile. Il n’y a personne dehors, je suis seul dans le parc. Si j’y reste deux heures je ne vais pas changer l’histoire.
  • Ouais mais bon, ça fait 15 jours que l’on n’est pas sorti, de peur de choper le virus, voire même d’être responsable d’une transmission ; on peut quand même s’organiser un BBQ entre voisins.
  • Je vais chercher mon pain, tous les jours (avec mon « autorisation d’absence »), le boulanger me connait ! Je peux ne pas respecter les distances de sécurité inscrites au sol.
  • La mamie du dessous est toute seule toute la journée, je peux lui rendre visite et faire la causette. Ça m’occupera.
  • Les enfants commencent à me taper sur le ciboulot, ils ont besoin de se défouler. Les gamins du voisin aussi, qu’ils aillent se taper dessus ensemble.
  • ..
  • .

Je vis ces situations tous les jours en regardant par la fenêtre. Tous les jours je vois passer des Twitts, des publications Facebook, des articles de journaux qui relatent ces faits. Je me pose donc ces questions : mais que font les gens ? Suis-je parano à ce point ? Pourquoi ai-je une réaction si sécuritaire pour les gens ? Pourquoi suis-je si préoccupé de la santé future des personnes que je pourrais croiser ?

La réponse est simple : les gens sont égoïstes. Tu te souviens des chinois plus haut, en début de crise ? C’est la même chose!
Tant qu’il n’y aura pas un mort, au mieux un malade grave autour d’eux, il n’y aura pas prise de conscience. C’est dur à dire, à écrire… Mais c’est ma conclusion. Peut-être trop hâtive, mais c’est ce que je pense. On ne voit pas les choses de la même façon, de la même hauteur, avec la même gravité.
J’en chie, ça me bouleverse d’être aussi précautionneux mais pas mes voisins, ma famille, mes amis… J’en chie, ça me bouleverse de penser que je suis des règles de bon sens, mais que les gens n’y pensent même pas… J’en chie, ça me bouleverse de penser que tout ira bien dans quelques semaines et que les morts ne seront pas de ma faute mais des autres…

Non on ne peut pas faire un BBQ entre voisins, aller voir la mamie du dessous pour ton confort, laisser les enfants jouer avec les voisins, sortir deux heures alors qu’on a le droit à une, ne pas respecter les distances de sécurité. On n’a pas le droit parce que notre gouvernement nous l’interdit mais surtout, SURTOUT, par bon sens ! BORDAYL !

Du bon sens en cette période de pandémie, de risque majeur pour la population humaine planétaire. Du bon sens par protection de l’autre, mais aussi de soi. Du bon sens, c’est pas grand chose mais il est force de constater que ce bon sens n’est pas capacité de tous. C’est navrant…

Alors on pourrait se dire que la population n’a pas suffisamment d’informations, que les médias ne sont pas suffisamment alarmistes, que l’amende n’est pas assez importante, que la police n’est pas assez dure.
Faut-il vivre dans une dictature pour forcer ce bon sens ? En gros, faut-il nous prendre par la main pour aller pisser ?
Je ne l’accepte pas. C’est tout. Je n’accepte pas de suivre ce mouvement relativiste. Je n’accepte pas de me conformer à cette vague de pensée qui envisage de vivre sans penser à l’autre. Je n’accepte pas de me dire que « après » tout ira bien !

Je ne veux pas être moralisateur, ni faire une généralité de pensée dans ce blabla. Non, c’est juste un ressenti qui me rend malheureux, qui me fait souffrir là, aujourd’hui, ces derniers temps. J’avais besoin de le poser, l’écrire publiquement pour exhorter ce mal être qui me ronge depuis quelques jours. Tu peux lâcher ta haine dans les commentaires, tu peux me comprendre ou pas. Rien ne sera censuré !

One Response to “Restez chez vous ! P’tain mais faut te le dire en quelle langue ?”

  • C’est fini l’époque punk alors ? il n’y a plus que le virus pour l’être ? Non je Blague.

    Je suis d’accord, c’est décourageant de voir le manque de projection que l’on peut avoir quand il s’agit de se droguer à l’endorphine. C’est pour ça que l’on peut continuer à consommer au détriment de la vie tout au long de l’année.
    Peut-être que dans cette crise, le problème c’est que tout ça est pensé sans nous… si on demandait aux gens de réfléchir ça se saurait non ? Et le déni c’est bien utile parfois pour continuer à fonctionner.. alors que c’est fini … il faut l’accepter.

    Un article pour aller plus loin:

    https://theconversation.com/face-au-mini-effondrement-actuel-la-reponse-doit-etre-democratique-134425

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